8M | Blanca Ayats : « Le talent, le discernement et les résultats n’ont pas de genre »

08/03/2026

Aujourd’hui, 8 mars, nous partageons le dernier témoignage de cette série consacrée à trois femmes de SOME qui développent leur parcours professionnel dans différents domaines de l’entreprise. Trois regards qui mettent en valeur le talent, l’engagement et la nécessité de continuer à avancer vers une réelle égalité des chances.

8M | Blanca Ayats : « Le talent, le discernement et les résultats n’ont pas de genre »

Blanca Ayats est la directrice commerciale de la division Automobile de SOME. Elle a rejoint l’entreprise au printemps 2024. Ingénieure aérospatiale de formation, elle compte vingt ans d’expérience dans le secteur de l’automobile.

Quel a été votre parcours, tout au long de votre carrière professionnelle, jusqu’à atteindre un poste de direction ?
Comme je suis ingénieure, j’ai commencé mon parcours dans le département technique, dans le domaine des projets, dans une entreprise du secteur automobile. Là-bas, ils ont identifié mes compétences en communication et en négociation et m’ont proposé de passer au domaine commercial. Je ne voulais pas me détacher de la partie technique, c’est pourquoi un poste hybride technico-commercial a été créé, ce qui m’a permis de combiner les deux aspects.
À partir de là, j’ai progressivement assumé davantage de responsabilités jusqu’à atteindre la direction commerciale, d’abord dans la même entreprise puis, par la suite, dans d’autres sociétés du secteur.

Quelles compétences votre rôle implique-t-il au quotidien ?
Le poste exige de combiner stratégie, connaissance technique et compétences humaines afin de générer une activité durable dans un secteur très compétitif. Il est nécessaire de comprendre la dynamique des OEMs et des Tier 1, les cycles longs des projets et la pression constante sur les coûts et les marges.
La négociation B2B, la crédibilité technique et la coordination avec la Qualité et les Opérations sont essentielles, tout comme une orientation claire vers les résultats, l’analyse des coûts et la gestion des risques.
Sur le plan personnel, l’assertivité, les compétences interpersonnelles et la capacité d’influence dans des environnements souvent masculinisés sont particulièrement importantes, où savoir écouter, générer de la crédibilité et maintenir de la fermeté est déterminant.

Comment les décisions stratégiques sont-elles prises dans un environnement industriel complexe ?
Dans un environnement industriel comme celui de l’automobile, les décisions stratégiques reposent sur l’analyse des données, l’évaluation des risques et une vision claire de l’activité à long terme. Ces décisions nécessitent une coordination entre les départements Commercial, Opérations et Finances.
En définitive, les décisions stratégiques sont un équilibre entre données, expérience, intuition et capacité d’influence.

Quels changements avez-vous observés dans le leadership ces dernières années ?
Je dirais que le leadership a évolué à la fois dans son approche et dans son style. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de prioriser les ventes et la production, mais aussi de comprendre la transformation numérique et de savoir impulser des changements technologiques et organisationnels.
Parallèlement, nous évoluons vers un modèle de leadership plus collaboratif, fondé sur une communication claire, l’influence sans autorité hiérarchique directe et la valorisation d’équipes diverses.
De plus, la prise de conscience grandit que la diversité —de genre, d’expériences et de façons de penser— est essentielle pour prendre de meilleures décisions et construire des entreprises plus solides.

Quel message adresseriez-vous aux femmes qui aspirent à des postes de leadership ?
Je leur dirais de faire confiance à leurs capacités et de ne pas s’autolimiter. Il est vrai que les environnements industriels peuvent sembler exigeants et sont souvent très masculinisés, mais le talent, le discernement et les résultats n’ont pas de genre. Se préparer est important, mais ce qui fait réellement la différence, c’est d’oser relever des défis, même lorsque l’on ne se sent pas « 100 % prête ».
Le leadership ne s’apprend pas uniquement par la théorie, il se construit en l’exerçant. Et les femmes apportent un style propre, souvent plus intégrateur et collaboratif, qui est très précieux pour les organisations actuelles.

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